
De nombreuses professions, autrefois essentiellement réservées aux hommes, sont aujourd’hui exercées par les femmes et mettent ainsi en exergue le plus apporté par le partage et la complémentarité des tàçches entre hommes et femmes. Ainsi en est-il des fonctions ayant trait au milieu pénitencier, o๠la professionnalité de chacun et chacune va permettre d’analyser et de bonifier le changement en cours et le service rendu.
Animer des groupes de parole en prison, c’est tout d’abord ouvrir une brèche de possibles, à dire et à penser, dans un univers dominé par la contrainte et l’agir. Le cadre posé est certes contraignant, ou peut-être vécu comme tel par ces patients pour la plupart psychotiques, mais sa fonction de contenance offre, par là même, un véritable espace de liberté : celle qui autorise à être soi-même et à élaborer un sentiment d’appartenance. Lieu de soin au sein d’une institution réputée pour la (…)
La pratique de psychologue en milieu carcéral, qui constitue une extension du champ psychanalytique sur le terrain du soin aux cliniques de l’extrême, nécessite l’invention de nouveaux cadres-dispositifs : cet article interroge l’approche psychothérapeutique de sujets présentant des pathologies de l’agir, à partir d’un cadre thérapeutique innovant, un groupe à médiation sensorielle olfactive, auprès d’une population criminelle. Le travail thérapeutique groupal à partir de la reconnaissance (…)
Le travail de l’éducateur spécialisé en prévention peut s’étendre à l’accompagnement de jeunes incarcérés afin d’éviter la mise à l’écart définitive. Il s’appuie sur les techniques de l’entretien et de l’écoute.
En nous appuyant sur divers travaux concernant les « écritures du moi », nous proposons de considérer une partie des graffiti relevés dans des cellules de prison comme l’expression d’une tentation autobiographique de la part des détenus. L’attrait pour la relation de certains événements de leur vie s’expliquerait par les conditions de ségrégation et de déni de leur identité. En analysant des dessins réalisés par un détenu sourd et muet de la prison de Brignoles, nous tentons de cerner la (…)
Depuis la loi du 18 janvier 1994, la prise en charge de la santé en milieu carcéral est passée de la tutelle du ministère de la Justice à celle de la Santé. Le dispositif de soin en milieu pénitentiaire est donc pris en charge par le service public hospitalier et repose sur deux structures principales : les smpr (services médico-psychologiques régionaux), qui assurent la prise en charge psychiatrique...
Le contexte judiciaire spécifique de l’obligation de soin
Principe (…)
L’analyse longitudinale des pratiques sportives de détenus montre que les fonctions remplies par le sport en prison ne se réduisent pas exclusivement à une dimension occupationnelle et ludique. La reconstitution des parcours sportifs en milieu carcéral permet de constater qu’au cours de leur peine, des détenus s’inscrivent dans un réel processus d’apprentissage et de rationalisation des techniques sportives dans un contexte o๠l’accès à ces pratiques reste sélectif. Dépendant étroitement (…)
Le suicide en prison est en constante augmentation depuis les années 1970. L’ampleur du phénomène, les difficultés à évaluer ses facteurs de risque et l’insuffisance des moyens de prévention mobilisent tant l’attention des différents intervenants du milieu carcéral que celle des pouvoirs publics. Des études mettent l’accent sur l’intérêt de travaux portant sur les facteurs psychologiques participant au comportement suicidaire.
Ainsi, la dépression et le sentiment de désespoir caractérisent (…)
La démarche ergologique a été initiée voici une quinzaine d’années à Aix-en-Provence par Yves Schwartz et une équipe de chercheurs ouverte aux non-universitaires. Deux présupposés de cette démarche interrogent directement les compétences au travail.
Le cadre théorique
La compétence comme énigme
Une action innovante en milieu carcéral : présentation de la démarche
La discipline d’« inconfort intellectuel » à l’épreuve d’une animation de groupe
Conditions (…)
L’abus de substance est un phénomène particulièrement fréquent dans la population psychotique, pouvant atteindre pratiquement un patient sur deux selon certaines études. Le but de cet article est de s’intéresser à ce phénomène dans le cadre du milieu carcéral, en se focalisant sur la dépendance aux opiacés et les traitements de substitution chez les patients psychotiques. Au niveau du Service Médico-Psychologique Régional de la maison d’arrêt de Seysses, nous avons retrouvé la présence d’un (…)