
Peut-être avons-nous honte aujourd’hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier de ses forteresses qu’il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Il s’enchantait de cette douceur nouvelle qui remplaçait les échafauds. Il s’émerveillait de ne plus chàçtier les corps, et de savoir désormais corriger les àçmes. Ces murs, ces verrous, ces cellules figuraient toute une entreprise d’orthopédie sociale. Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; (…)
La responsabilisation du détenu devient un objectif affiché de la politique pénitentiaire. Ce nouvel enjeu conduit à faire du détenu l’acteur de sa peine, non seulement en lui faisant assumer les conséquences de ses actes mais aussi en lui conférant les moyens de s’impliquer dans son quotidien. Toutefois, les caractéristiques très spécifiques de la détention rendent délicats l’introduction et le développement de cette notion. C’est pourquoi ce concept reste encore largement tributaire d’une (…)
Cet ouvrage fait le jour sur un pendant de la réalité carcérale : le poids de l’emprisonnement pour ceux qui accompagnent le détenu tout au long de sa peine. Réalisé à partir de témoignages de familles de détenus, ce livre tente de définir à travers les récits de leur propre expérience ce que signifie être au quotidien "un proche de personne incarcérée". Il apporte un éclairage sociologique sur l’inévitable processus d’adaptation des familles et leur résistance face à la précarisation (…)
La Nouvelle Procédure d’Aménagement de Peine, ou sas de sortie, votée en 2004, devait lutter contre les sorties sèches afin de tendre à la réinsertion des condamnés. Ainsi pouvait être proposé un aménagement de peine sous forme d’une semi-liberté, d’un placement sous surveillance électronique ou d’un placement à l’extérieur pour les condamnés en fin de peine. Cette disposition devait concerner jusqu’à 13000 condamnés par an, mais n’étant pas à la hauteur des ambitions gouvernementales, son (…)
Un détenu américain, d’origine africaine, un étranger comme beaucoup de détenus en France aujourd’hui, condamné pour une affaire de drogue à une longue peine décrit les conditions de détention de janvier 1999 à 2005. A travers ces lettres, il témoigne de la vie pénitentiaire dans cette maison centrale.
Les conditions d’exercice de l’enseignement en prison témoignent d’une spécificité pénitentiaire en matière d’enseignement et contribuent à l’émergence de l’idée paradoxale de liberté pédagogique dans un univers clos. Non-maîtrise du temps, flux permanent d’entrants et de sortants sont autant de traits qui caractérisent l’enseignement en prison. Pourquoi ne pas envisager celui-ci comme un défi pédagogique singulier et comme un possible laboratoire d’analyse pour la pédagogie ?
Surpopulation carcérale, multiplication des suicides de détenus, contestation des peines planchers, grogne des syndicats de magistrats et de personnels de l’Administration pénitentiaire, débats sur l’alternative prévention/répression...
L’époque est fertile en argumentations et polémiques sur le système carcéral français. Et c’est le grand mérite de Sylvie Courtine, enseignante-chercheur à l’ENAP (École nationale de l’Administration pénitentiaire) que d’avoir su composer un dossier mesuré, (…)
Les auteurs se penchent ici sur le temps historique de la prison et le temps de la peine, et cherchent à savoir s’il existe un juste temps de la peine. Le nombre de détenus ne cessant d’augmenter, des questions générales sur la politique pénitentiaire et le sens de la peine se posent : comment supporter les journées d’incarcération ? Quel quotidien pour les mères incarcérées, les surveillants de prison ? Le temps peut-il venir à bout de l’insécurité, la récidive et la criminalité ?
A la suite des Carnets du palais, dessinés par la même aquarelliste-reporter, suivez ce tour des prisons de France depuis Fresnes, Fleury-Mérogis, Osny, Digne, Les Baumettes, Strasbourg, jusqu’à Bapaume, Saint-Martin-de-Ré, Rennes et Clairvaux.
Découvrez la vie quotidienne de leurs habitants, surveillants et détenus.
Regardez-les, ils pourraient être vous.
Des bébés, par nature innocents mais nés en détention, sont incarcérés à Fleury-Mérogis, la plus vaste prison pour femmes de France. Dix-huit mois durant, ils demeurent derrière les barreaux avec leurs mères avant de leur être retirés, leur infligeant ainsi une forme de "double peine".
Si les Français, qui ont longtemps vécu sur le mythe des "prisons trois étoiles", ont découvert récemment le véritable visage de leur système pénitentiaire, il leur reste encore bien des vérités à regarder en (…)