
Le service public pénitentiaire français, désormais organisé pour garantir l’individualisation de l’exécution des peines, s’avère fortement renouvelé par l’avènement des droits de l’homme tel qu’il émerge du concept européen. La vocation et le fonctionnement de l’institution pénitentiaire française demeurent emprunts des querelles doctrinales qui se sont successivement opposées et complétées avant de se fondre en une réglementation aux ramifications complexes. Ces strates successives (…)
Surpopulation carcérale, évasion, récidive, prise en charge de délinquants sexuels, suicides en prison, autant de thématiques déclinées presque tous les jours non sans sensationnalisme à la « une » des médias ! Paradoxalement, rares sont les ouvrages permettant d’appréhender dans leur globalité les règles qui gouvernent la vie des prisons, et qui ont évolué en profondeur à la suite de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
Cet ouvrage offre une vision globale et actualisée de l’univers (…)
Alors que l’interdiction de la peine de mort vient d’être inscrite dans la Constitution, dans les établissements les plus sécuritaires de France 1804 condamnés purgent une peine de 20 à 30 ans, et 5595, une peine de 10 à 20 ans, soit un total de 7399 condamnés que l’on désigne comme « condamnés à une très longue peine ».
L’augmentation continue du nombre de ces détenus procède tant d’une législation plus répressive que caractérise la technique judiciaire de la période de sûreté que du (…)
L’administration pénitentiaire a le devoir d’accueillir décemment ses détenus et de favoriser leur intégration. Sous l’influence des règles pénitentiaires européennes, elle s’est engagée vers une prise en charge nouvelle des arrivants. Cette étude a été menée durant un an : collecte, analyse de témoignages des acteurs du monde carcéral, entretiens réalisés auprès de membres du personnel pénitentiaire et de détenus de plusieurs établissements.
La minorité est appréhendée, en droit, de différentes manières. Du droit civil au droit pénal, en passant par le droit international pénal, d’aucuns constateront que l’individu mineur fait l’objet d’une attention particulière. La prison, longtemps qualifiée de " zone de non-droit ", a dû, elle aussi, s’adapter à l’enfermement des mineurs délinquants. Soumis à un régime certes particulier, mais n’ayant fait l’objet d’aucune évolution depuis près de trente ans, les détenus mineurs ont vu leur (…)
Plan de l’article
Introduction : La sociologie dans le champ pénitentiaire
Les paradoxes de l’enfermement carcéral Contradictions lointaines : enfermement et démocratie Contradictions récentes : la politique d’ouverture et ses ambiguïtés Au carrefour de ces contradictions : "le monde des surveillants de prison"
Du "monde clos" au "système ouvert" Eléments de démographie carcérale : la prison et sa (sur)population La prison comme (…)
1791 : les Constituants abolissent les chàçtiments corporels et placent la peine de prison au cœur du système pénal. Leur ambition est de protéger la société, sanctionner la faute mais aussi de favoriser l’amendement des condamnés par la réclusion et le travail. La récidive signe la ruine de ce rêve philanthropique. Dès lors, théoriciens et gouvernements s’attellent à réformer l’institution malade. Cette « orthopédie sociale » culmine sous la monarchie de Juillet qui prétend généraliser (…)
La prison demeure un univers méconnu. Cet ouvrage a pour but, non seulement de synthétiser l’essentiel des connaissances sur le milieu carcéral, le vécu des détenus, la place des gardiens, les liens entre membres du personnel et personnes incarcérées, mais aussi de réfléchir à l’institution elle-même dans un contexte de reconnaissance des droits des détenus et de bureaucratisation.
Entre « prisonniérisation » et réinsertion sociale, entre coercition et relation d’aide, l’organisation (…)
Depuis l’abolition de la peine de mort en 1981, la réclusion criminelle à perpétuité s’est globalement imposée comme une peine de substitution. Elle soulève néanmoins de nombreuses difficultés qu’il s’agisse de ses fondements, de son prononcé, de son exécution, de son effectivité et surtout de son efficacité. Cet ouvrage embrasse l’ensemble des aspects de la réclusion criminelle à perpétuité et il s’adresse à un large public.
Le droit pénitentiaire, ou plus imparfaitement droit carcéral, relève de l’exécution des peines privatives de liberté. A ce titre, il a subi une transformation progressive mais radicale vers une véritable juridictionnalisation. Dès 1995, par la jurisprudence Marie, le Conseil d’État a ouvert des voies de recours aux détenus subissant des sanctions disciplinaires. Le décret du 2 avril 1996 a ensuite assuré le respect des principes essentiels prônés par les règles pénitentiaires européennes de (…)