
" À quoi sert la prison ? La rédaction des " Cahiers de la sécurité " a engagé les auteurs des articles à éclairer scientifiquement une question qui engage le sens de nos démocraties, tout en sachant qu’il est difficile de travailler sereinement sur un objet qui déchaîne des émotions et des passions dans l’arène sociale et politique ".
Prison et démocratie
Donner un sens à la peine privative de liberté (Jean-Olivier Viout)
" Mener une vie responsable " : amorce d’une réforme du (…)
Foucault et « la société punitive » Frédéric Gros
Les alternatives à la prison Serge Portelli
L’état des prisons françaises Pierre V. Tournier
« Les prisonniers » : construction et déconstruction d’une notion Antoinette Chauvenet
Quelle prison pour quelle réinsertion ? Réflexions à partir de quelques mois de détention, en France et au Mexique Hélène Castel
La santé dans les prisons françaises François Moreau
Les gardiens de prison Marcel Pochard
Extension et limites du contrôle (…)
Si la gestion actuarielle des risques et la thématique de la responsabilisation connaissent un succès croissant, très rares sont pourtant les études qui mettent réellement à l’épreuve ce type d’hypothèse. C’est toute l’ambition de cet ouvrage qui revient d’abord sur les différents énoncés de la gestion actuarielle et de la responsabilisation et leurs sources et origines intellectuelles (les études gouvernementalistes avec comme figure de proue M. Foucault), ainsi que sur les différents (…)
Une observation du travail des surveillants de prison et plus de trois cents entretiens effectués dans sept établissements pénitentiaires français, montrent que les conditions de travail des personnels de surveillance constituent une situation sociale limite. Totalement organisée et contrôlée de l’extérieur par un système légal très strict et détaillé, la prison a un rôle d’exécution. L’existence d’un double langage de la société sur les délinquants, qu’elle prétend exclure et réinsérer, la (…)
Les objectifs de l’enfermement, hier comme aujourd’hui, en démocratie comme en dictature, sont complexes et ambigus : entre inclusion et exclusion, ordre et insertion, soin et sanction. La dignité des personnes peut être mise en cause, leurs droits fondamentaux non-respectés, leur état, physique et mental, menacé. Ce livre prend en compte la diversité des lieux de privation de liberté et apporte un regard pluridisciplinaire sur les questions liées à l’enfermement.
Le 11/07/07, la Garde des Sceaux installait le Comité d’orientation restreint chargé de préparer la loi pénitentiaire : "Il faut traduire, dans notre droit positif, les règles pénitentiaires européennes" adoptées par le Conseil de l’Europe le 11/01/06. Mme Dati va plus loin : cette loi "devra prendre en compte l’ensemble des missions induites par l’exécution des mesures et sanctions pénales". Face à de telles ambitions, il y a la réalité de l’inflation carcérale et du surpeuplement des (…)
Ce dictionnaire comprend 292 entrées, dont 197 font l’objet d’articles, et les autres de renvoi(s). On trouve des termes du langage courant, des concepts juridiques, des outils de l’analyse statistique ou de l’analyse démographique, des concepts ou indicateurs introduits par l’auteur lui-même dans ses travaux, ainsi que les principaux instruments statistiques du champ pénal et les bases de données françaises ou internationales.
Cet ouvrage, pluridisciplinaire, s’intéresse à la problématique de l’ouverture de la prison et des résistances au changement qu’elle rencontre. Cette dialectique carcérale est abordée à travers les thématiques : "questions de dignité", "gérer", "vivre en détention", "en sortir ou pas", et "politiques pénitentiaires".
La Justice restaurative tarde à s’épanouir en France alors qu’elle constitue la voie la plus prometteuse pour sortir la pénalité moderne de la crise profonde qu’elle traverse. En totale complémentarité.
Sans nier que le crime est une violation de la loi, elle met davantage l’accent sur l’atteinte qu’il porte aux relations entre les personnes et la nécessité corrélative de réparer les torts subis par tous. Dans le respect du procès équitable, les parties sont invitées à s’approprier les (…)
Les activités culturelles et artistiques sont un levier essentiel de réinsertion pour les détenus. En effet, l’activité culturelle constitue, par sa nature même, un moyen de corriger la nature de l’institution carcérale. Face à une organisation répressive entraînant la déshumanisation des relations entre les individus, l’activité culturelle semble être la plus à même de lutter contre les effets de l’incarcération et donc de commencer, à l’intérieur des établissements, un travail de réinsertion.