
Entre les centres éducatifs fermés (CEF) et les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), la différence est-elle seulement dans le mur d’enceinte ? S’agit-il avant tout de protéger la société ou de permettre aux mineurs de retrouver un étayage suffisant pour préparer un retour dans la cité ? Et si finalement, le credo de ces établissements fermés était l’ouverture ? La détention, la prise en charge en milieu contraint posent de nombreuses questions : celle de la pédagogie, de la (…)
« Si tu joues aux policiers, ils joueront aux bandits, Si tu joues au bon Dieu, ils joueront au diable, Si tu joues au geôlier, ils joueront aux prisonniers Et si tu es toi-même, ils seront bien embêtés. »Il n’est pas habituel de penser à l’adolescent à propos du jeu, qui serait plutôt l’apanage des tout-petits ? Quels sont les enjeux d’une activité ludique, à cette période...
Pourquoi les adolescents ont-ils besoin de jouer ici, ailleurs, et surtout en prison ?
Le jeu, le sablier du temps (…)
Alors que les magistrats qui les ont placés en détention espèrent que leur séjour carcéral marquera un coup d’arrêt à leur délinquance et permettra une amorce de réflexion personnelle, les détenus mineurs dédramatisent leur présence en prison et désingularisent leur expérience individuelle, pour les intégrer dans une culture et un mode de vie ordinaire de la « jeunesse » en général. Ils occupent alors leurs journées à transformer leur lieu de détention en une annexe de la cité, et à (…)
Pas besoin de délocaliser en Chine, en Pologne ou en Roumanie pour pouvoir rémunérer, légalement, des personnes 3 euros de l’heure, il suffit pour cela de solliciter les ateliers pénitentiaires, o๠des détenus œuvrent, sans contrat de travail, pour des grandes entreprises, des PME et des TPE, issues de secteurs aussi variés que la cosmétique, l’automobile, l’imprimerie, le marketing, etc. Elles ont pour point commun de ne pas se vanter de ce type de sous-traitance.
Bien qu’écartés de la (…)
On discourt beaucoup sur la prison, mais on la pense peu. La loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 est l’occasion de la repenser, en tentant de définir quelques axes permettant de mieux l’organiser et la gérer. En prenant en compte que la prison est d’abord un temps de peine, un espace-temps qui doit viser à prévenir la récidive, par une action socialisante ayant pour objectif de permettre à la personne détenue de mener, maintenant et plus tard, une vie responsable.
Les personnels pénitentiaires pàçtissent d’une image ambiguà« léguée par l’histoire. Ils ont été dotés progressivement, depuis la mise en place du statut spécial par une ordonnance du 6 août 1958, des assises nécessaires à une administration moderne et décomplexée. Ils sont en situation de relever les défis considérables pesant sur eux quant à leur rôle central dans la mise en œuvre de la politique pénitentiaire et la détermination du sens de la peine.
La prise en charge actuelle de la santé des personnes détenues s’effectue dans le cadre fixé par la loi de santé publique de janvier 1994, confiant au service public hospitalier la responsabilité et l’organisation des soins dans les prisons. Cette loi consacre pour les personnes détenues un droit à l’accès aux soins identique à celui de la population libre et instaure leur affiliation au régime général de l’assurance-maladie.
En quelque dix années s’est mise en place dans les prisons (…)
Les alternatives à la prison ont fait l’objet de réformes législatives très nombreuses dans les quinze dernières années. Elles répondent à une nécessité d’efficacité de la sanction, mais aussi d’humanisation de la justice pénale. Elles correspondent également à une crise profonde de la prison. Ces alternatives peinent à s’inscrire dans la réalité judiciaire et sociale compte tenu de l’incohérence globale de la politique pénale. Elles ne pourront vraiment jouer leur rôle qu’une fois cette (…)
La loi du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale a entériné le transfert des compétences liées à la prise en charge sanitaire des détenus depuis le service public pénitentiaire vers le service public hospitalier. Cet article décrit l’organisation des soins en milieu carcéral : son cadre légal et ses dispositifs. Puis dans un second temps la question de la régulation des conduites addictives en prison : des dispositifs aux pratiques.
Surpopulation, taux de suicide en hausse, trafics de drogue, illettrisme, misère humaine... Les prisons françaises, o๠les détenus sont parfois confinés à trois ou quatre dans une cellule de 9m2, sont dans une situation qui ne cesse de se dégrader. A tel point qu’elles ne jouent plus leur rôle - celui de réinsérer - mais encouragent au contraire à la récidive une population aujourd’hui majoritairement composée de délinquants sexuels, de toxicomanes et de malades mentaux.
Au fil d’une (…)