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Maison d’arrêt Paris-La Santé
Reportage sonore

Je me suis engagée depuis 2007 dans un projet sur l’architecture de quelques grands bàçtiments parisiens, non l’architecture visible (telle que les documents visuels peuvent la représenter) mais celle que le discours construit et que j’appellerai ici l’architecture en parole. J’ai commencé ce projet sur le 104 de la rue d’Aubervilliers, anciennes pompes funèbres parisiennes devenu lieu de production artistique. J’ai poursuivi ce travail à la prison de la Santé en 2009.

Pour réaliser ce travail, j’ai visité la prison de la Santé à plusieurs reprises, accompagnée à chaque fois par un guide différent : directeur, surveillant, animateur, bibliothécaire, infirmier, personnel des cuisines ou des services d’entretien, détenu etc., autant d’acteurs qui participent, chacun à leur manière, à l’existence et à la vie de ces lieux. Ces diverses visites guidées m’ont permis de rendre compte de la variété des termes employés pour parler des mêmes espaces, mais aussi des différents parcours proposés par chacun des protagonistes, des différentes manières de traverser les lieux, de nommer les espaces et de préciser leur fonction.

Elles ont été à l’origine d’un texte et d’une pièce sonore (commande du musée Carnavalet à Paris) . Cette œuvre vise à restituer la part de fantasme et de fiction qui participe à toute tentative de description. Elle donne à lire (et à entendre) qu’un lieu est aussi une construction mentale : chacun l’invente (en partie) et se l’approprie par la parole. Toute architecture est donc aussi le fait de ceux qui jouent un rôle quotidien dans le bàçtiment et dans son fonctionnement.



Notice :
Date : Février 2009
Lieu :

+ Écrivaine : Rosenthal Olivia