
Les ondes sont libres. Elles traversent les murs des prisons, y apportent des nouvelles de l’extérieur. Le poste de radio est une invitation à l’évasion, la bande FM un espace de liberté. Certains détenus en profitent pour garder le contact avec leurs proches, restés dehors. Des histoires d’amour naissent sur les ondes. Et puis il y a des émissions qui rythment les journées et les nuits en cellule. Il y a des radios animées par des prisonniers. Il y a des reporters qui promènent leur micro en détention.
Raconter la prison par le prisme de la radio est un défi. L’angle est original, voire déconcertant. Avec le risque de ne pas évoquer l’essentiel, d’oublier les “vraies†problématiques carcérales, j’ai choisi d’en faire mon projet de fin d’études à l’école de journalisme de Sciences Po. D’aller à la rencontre d’anciens prisonniers, de surveillants, de familles, de bénévoles, de journalistes. Et plutôt que de parler de surpopulation ou de suicides, j’ai voulu capter ces ondes carcérales.
Composé d’une fresque de diaporamas sonores, ce web-documentaire vous conduit en “prisondes†.